DS 2025 — annale corrigée
L'annale complète du DS n°1 de R3.08 (1 h 30) : questionnaire au hasard, jetons du sac, anagrammes, jeu à deux parties, dé truqué et QCM — corrigée et expliquée pas à pas, avec le plan pour viser la moyenne et ce qui peut tomber le jour J.
L'annale du DS n°1 de R3.08, corrigée exercice par exercice. C'est LE sujet à faire en conditions réelles avant le jour J : il résume exactement ce que le prof attend, avec le barème et le formulaire. Chaque question est traitée ci-dessous en trois temps : la démarche (comment on trouve), la solution, et les pièges qui font perdre des points. Et comme une annale sert d'abord à préparer le prochain sujet, la page se termine par le plan pour viser la moyenne et les questions les plus probables.
Le format de l'épreuve
1 h 30, calculatrice IUT autorisée, documents interdits — mais un formulaire est distribué à la fin du sujet (les quatre modèles de dénombrement et la définition de l'indépendance : inutile de les apprendre par cœur, il faut savoir les choisir). Le sujet comporte six exercices indépendants — on peut donc traiter l'ordre que l'on veut — et la rédaction de la copie « sera prise en compte bénéfiquement dans la notation ». Barème du sujet 2025 : 3 + 4 + 2 + 5 + 3 (+ 1 bonus) + 3 = 20 points + 1 bonus. Le DS n°1 tombe en tout début de semestre (l'en-tête du sujet est daté de septembre).
Exercice 1 — Le questionnaire au hasard (3 pts)
Un questionnaire comporte 4 questions à 3 réponses possibles : une bonne et deux mauvaises par question. On remplit le questionnaire au hasard, en choisissant une réponse par question (une bonne réponse = 1 point ; la moyenne, c'est 2 points).
- Combien y a-t-il de façons de répondre au questionnaire ?
- Combien de façons d'obtenir exactement 2 bonnes réponses ?
- Combien de façons d'obtenir 2 bonnes réponses ou plus ?
- En déduire la probabilité d'avoir la moyenne ou plus en répondant au hasard.
Quatre questions qui s'enchaînent, 3 choix à chaque étape, et le choix de la question 2 ne dépend pas de celui de la question 1 : principe multiplicatif, tirage avec remise (on peut mettre la même réponse à chaque question).
3 × 3 × 3 × 3 = 3⁴ = 81 façons de répondreC'est la case « avec ordre, avec remise » de la grille — exactement le digicode de la Leçon 1, habillé en QCM.
On découpe en deux étapes : quelles questions sont réussies, puis comment les autres sont ratées.
- choisir les 2 questions qui auront la bonne réponse : C(4, 2) = 6 ;
- pour chacune des 2 questions restantes, il y a 2 réponses fausses possibles (les deux mauvaises) : 2 × 2 = 4.
C(4, 2) × 2² = 6 × 4 = 24 façons d'avoir exactement 2 pointsLe piège serait de compter 3⁴ sans se demander « lesquelles sont bonnes » : « exactement 2 » impose de choisir la position des bonnes réponses.
« 2 ou plus » = exactement 2, exactement 3 ou exactement 4 — trois cas disjoints, donc on additionne (principe additif) :
exactement 2 : C(4, 2) × 2² = 24
exactement 3 : C(4, 3) × 2 = 4 × 2 = 8 (une seule question ratée, 2 choix)
exactement 4 : 1 (la copie parfaite)
total : 24 + 8 + 1 = 33 façonsContrôle de cohérence : les cas « 0, 1, 2, 3, 4 bonnes » forment une partition des 81 copies — c'est le réflexe de l'exercice 6 du TD 1.
Les 81 copies sont équiprobables (réponse au hasard) : P(A) = #(A)/#(Ω).
P(avoir la moyenne ou plus) = 33/81 ≈ 0,41Soit 41 % — répondre au hasard donne la moyenne moins d'une fois sur deux. La question dit « en déduire » : le correcteur attend le quotient des 33 façons par les 81 possibles, pas un nouveau calcul.
La double lecture acceptée par le corrigé
L'énoncé dit « deux réponses fausses par question » sans préciser si les deux fausses sont distinctes. Le corrigé indique que les réponses étaient acceptées si l'on considérait les deux mauvaises « comme la même écrite deux fois » : dans cette lecture, chaque question a 2 issues (bonne / mauvaise), il y a 2⁴ = 16 façons de répondre et la probabilité vaut 11/16. La lecture naturelle — deux mauvaises réponses distinctes qu'on peut cocher l'une ou l'autre — donne 81 et 33/81 : c'est celle du corrigé principal, et celle qui colle au modèle du digicode. Au jour J, si un énoncé est ambigu, écris ta lecture en une phrase puis déroule : une hypothèse annoncée vaut des points, une ambiguïté silencieuse non.
Exercice 2 — Les jetons du sac (4 pts)
Un sac contient 5 jetons verts (numérotés de 1 à 5) et 5 jetons rouges (numérotés de 6 à 10). On tire au hasard successivement 4 jetons, sans remettre les jetons tirés.
- Combien y a-t-il de tirages possibles ?
- Combien de tirages contiennent 3 jetons verts ?
- Combien de tirages ne contiennent aucun jeton vert ?
- Combien de tirages contiennent au moins 3 jetons verts ?
- Combien de tirages contiennent 1 ou 2 jetons verts ?
« Successivement » : l'ordre de sortie est noté (tirage 7-2-9-1 ≠ 2-7-9-1) ; « sans remettre » : un jeton sorti ne peut pas ressortir.
A(10, 4) = 10 × 9 × 8 × 7 = 5040 tiragesCette question rapporte des points « gratuits » : elle ne demande que de reconnaître le modèle. À faire en 30 secondes, le jour J comme à l'entraînement.
Trois jetons verts et un rouge, tous distincts (numérotés), sur 4 positions de sortie. Deux méthodes qui donnent le même résultat — sachez en refaire au moins une :
- Méthode 1 : les 3 verts dans l'ordre de sortie, puis le rouge, puis
sa place parmi les 4 sorties :
A(5, 3) × 5 × 4 = 60 × 5 × 4 = 1200; - Méthode 2 : choisir les 3 verts, choisir le rouge, puis arranger
librement les 4 jetons :
C(5, 3) × C(5, 1) × 4! = 10 × 5 × 24 = 1200.
Le piège classique : compter C(5, 3) × 5 = 50 et oublier que les jetons arrivent dans un ordre — sans l'arrangement (le ×4 ou le ×4!), on compte chaque tirage une seule fois alors qu'il y a 24 ordres possibles.
Tirer 4 jetons sans aucun vert, c'est tirer 4 rouges — dans l'ordre, sans remise, parmi 5 :
A(5, 4) = 5 × 4 × 3 × 2 = 120 tirages« Au moins 3 » = exactement 3 ou exactement 4 (cas disjoints) :
3 verts : 1200 4 verts : A(5, 4) = 120 total : 1200 + 120 = 1320Le contraire (« 0, 1 ou 2 verts ») serait plus long à compter : quand les cas favorables sont peu nombreux, on les additionne directement.
Là, les cas favorables sont nombreux et les cas défavorables connus : on passe par le contraire (l'astuce « au moins un » retournée). Les tirages sans vert ni à 3 verts ni à 4 verts sont exactement ceux à 0 vert ou « au moins 3 » :
1 ou 2 verts = 5040 − 120 − 1320 = 5040 − 1440 = 3600 tiragesContrôle : 0 + 1 + 2 + 3 + 4 verts doivent reconstituer le total — et 120 + 3600 + 1320 = 5040 ✓. Ce contrôle de partition sauve la question entière si l'on s'est trompé quelque part.
Exercice 3 — Les anagrammes (2 pts)
Combien d'anagrammes des mots ENTENTE et ENTENDUS ?
Recenser les groupes de lettres identiques : 7 lettres, E × 3, N × 2, T × 2. La méthode générale : on divise 7! par la factorielle de chaque groupe (échanger deux N jumeaux ne change rien, on corrige le sur-comptage) :
7! / (3! × 2! × 2!) = 5040 / 24 = 210 anagrammesVariante équivalente (celle du corrigé) : choisir les emplacements — les 3 E parmi 7 (C(7, 3) = 35), puis les 2 N parmi les 4 restants (C(4, 2) = 6), les 2 T prennent les places qui restent : 35 × 6 = 210.
8 lettres : E × 2 et N × 2, les autres (T, D, U, S) sont uniques :
8! / (2! × 2!) = 40 320 / 4 = 10 080 anagrammesRéflexe avant tout calcul : compter les lettres et leurs doublons. Le mot a 8 lettres, pas 7 — une lettre oubliée et tout le quotient est faux.
Exercice 4 — Le jeu à deux parties (5 pts)
Vous participez à un jeu à 3 issues équiprobables : ω₁ « vous ne gagnez rien », ω₂ « vous gagnez 1 € », ω₃ « vous gagnez 3 € ». Le prix d'entrée est de 1 €. Au bout de deux parties, vous comptez gains et pertes. L'univers est
Ω = {(ω₁,ω₁), (ω₁,ω₂), (ω₁,ω₃), (ω₂,ω₁), …, (ω₃,ω₃)} 9 couples équiprobables- Représenter toutes les issues possibles sur un arbre, avec le gain ou la perte à chaque feuille.
- Probabilité de A : « gagner 3 € à la deuxième partie ».
- Probabilité de B : « tirer un bénéfice après la première partie » (0 € n'est pas un bénéfice).
- Probabilité de C : « tirer un bénéfice après les deux parties ».
- Montrer que B et C ne sont pas indépendants — on parle de loi avec mémoire.
Deux parties, 3 issues chacune : 9 chemins, chaque branche vaut 1/3. L'essentiel du travail — et des points — est dans les feuilles : à chaque partie, ω₁ rapporte 0 € mais coûte la mise de 1 € (net − 1), ω₂ rapporte 1 € (net 0), ω₃ rapporte 3 € (net + 2). On additionne les gains nets des deux parties, feuille par feuille — c'est ce que montre le schéma ci-dessus : de − 2 € (deux parties perdues) à + 4 € (deux fois ω₃).
Piège : oublier la mise et écrire « (ω₃, ω₃) → 6 € ». L'énoncé parle de « gains et pertes » avec un prix d'entrée de 1 € : tout est net.
« Gagner 3 € à la deuxième partie » : seule la deuxième issue compte, elle doit être ω₃ — la première est libre. Trois chemins sur neuf :
A = {(ω₁,ω₃), (ω₂,ω₃), (ω₃,ω₃)} P(A) = 3/9 = 1/3En équiprobabilité, tout passe par le comptage : #A/#Ω. L'arbre le rend immédiat.
« Bénéfice après la première partie » : strictement positif (0 € n'en est pas un, précise l'énoncé). Le gain net de la première partie vaut − 1, 0 ou + 2 : seul ω₃ fait un bénéfice.
B = {(ω₃,ω₁), (ω₃,ω₂), (ω₃,ω₃)} P(B) = 3/9 = 1/3« Bénéfice après les deux parties » : le total des gains nets doit être strictement positif. On relit les feuilles de l'arbre :
(ω₁,ω₃) : +1 ✓ (ω₂,ω₃) : +2 ✓ (ω₃,ω₁) : +1 ✓
(ω₃,ω₂) : +2 ✓ (ω₃,ω₃) : +4 ✓Cinq chemins sur neuf : P(C) = 5/9. Les feuilles à 0 € ((ω₂,ω₂)) ou négatives sont écartées — « bénéfice » veut dire strictement positif.
L'indépendance se vérifie : P(B∩C) = P(B) × P(C) ? Déjà, remarquez que B ⊂ C : gagner la première partie (ω₃, net + 2) garantit un total strictement positif, quelle que soit la deuxième (le pire est (ω₃,ω₁) = +1). Donc B∩C = B et P(B∩C) = P(B) = 1/3. Or :
P(B) × P(C) = (1/3) × (5/9) = 5/27 ≠ 1/3Les deux valeurs diffèrent : B et C ne sont pas indépendants. C'est la « loi avec mémoire » : savoir qu'on a déjà gagné la première partie change la probabilité d'être gagnant au bout de deux — elle passe de 5/9 à 1 (c'est exactement l'idée des probabilités conditionnelles du chapitre 3). Démonstration en trois lignes : nommer l'inclusion, comparer les deux quantités, conclure. Le correcteur attend exactement ça.
Exercice 5 — Le dé truqué (3 pts + 1 bonus)
On lance un dé cubique truqué dont les faces sont numérotées de 1 à 6. On note pᵢ la probabilité d'obtenir i, et on sait que :
- on a deux fois moins de chance d'obtenir le 1 que le 2 ;
- on a 3 fois plus de chance d'obtenir le 3 que le 1 ;
- on a 2 fois plus de chance d'obtenir le 2 que le 4 ;
- on a autant de chance d'obtenir le 5 que le 3 ;
- on a 2 fois plus de chance d'obtenir le 6 que le 2.
- Déterminer les probabilités de chaque face. 2. Probabilité d'obtenir un résultat pair. 3. (Bonus) Combien existe-t-il d'événements composés d'exactement 3 événements élémentaires ?
Le dé n'est pas équilibré : pas de 1/6 par face. On traduit chaque phrase en équation, en posant p = P(1) :
« deux fois moins de chance d'obtenir 1 que 2 » → P({2}) = 2p
« 3 fois plus de chance d'obtenir 3 que 1 » → P({3}) = 3p
« 2 fois plus de chance d'obtenir 2 que 4 » → P({4}) = P({2})/2 = p
« autant de chance d'obtenir 5 que 3 » → P({5}) = P({3}) = 3p
« 2 fois plus de chance d'obtenir 6 que 2 » → P({6}) = 2 × P({2}) = 4pTout est écrit avec une seule inconnue : il reste à dire que le gâteau est complet — la somme des probas de l'univers vaut 1 :
p + 2p + 3p + p + 3p + 4p = 14p = 1 → p = 1/14| face | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| proba | 1/14 | 2/14 | 3/14 | 1/14 | 3/14 | 4/14 |
C'est LA méthode des lois non équiprobables : une inconnue, tout en fonction d'elle, somme = 1. Contrôle : 1/14 + 2/14 + … + 4/14 = 14/14 ✓.
Les faces paires sont disjointes deux à deux : on additionne leurs probabilités (principe additif — toujours valable, dé truqué ou pas) :
P(pair) = P({2}) + P({4}) + P({6}) = 2/14 + 1/14 + 4/14 = 7/14 = 1/21/2, comme pour un dé équilibré — mais ce n'est pas une raison : on a calculé, pas deviné. C'est le même exercice que le dé truqué du TD 2, avec les relations décalées d'une face.
Un événement, c'est un sous-ensemble de l'univers : en choisir un à 3 éléments, c'est choisir 3 faces parmi 6, sans ordre et sans remise — réordonner les éléments donne le même ensemble (l'indication du sujet).
C(6, 3) = 20 événements composés de 3 événements élémentairesUne question de dénombrement cachée dans un exercice de probas : le DS mélange allègrement les deux chapitres.
Exercice 6 — Le QCM (3 pts)
1 point par question, et pour avoir le point il faut cocher toutes les bonnes réponses. Univers : les étudiant·e·s du BUT2. A : « réussir l'UE1 », B : « réussir l'UE2 », C : « réussir son année de BUT1 ».
Q1. À quel(s) ensemble(s) correspond « réussir l'UE1 et rater l'UE2 » ?
Q2. À quel événement correspond l'ensemble (C ∪ B) \ A ?
Q3. Cocher la ou les bonnes réponses : « les événements B et C̄ sont incompatibles » ; « B ∩ C̄ = ∅ » ; « B ⊂ C ».
« Et » → ∩ ; « rater l'UE2 » → la barre : A ∩ B̄. Et par De Morgan, c'est aussi (Ā ∪ B)‾ — le contraire de « rater l'UE1 ou réussir l'UE2 ». Les pièges, tous dans les barres :
- Ā ∩ B : l'inverse (rater l'UE1 et réussir l'UE2) ;
- (A ∪ B)‾ = Ā ∩ B̄ : ni l'un ni l'autre — rater les deux.
Retenez la paire de Morgan par cœur — c'est elle que le QCM teste :
(A ∪ B)‾ = Ā ∩ B̄ (A ∩ B)‾ = Ā ∪ B̄(C ∪ B) \ A se lit « tout ce qui est dans C ou B, retiré de ce qui est dans A » : réussir l'année de BUT1 ou l'UE2, mais pas l'UE1. C'est la troisième proposition qui est correcte. Les deux autres mettent « et … mais pas les deux » — des différences symétriques, qui ne correspondent pas à la soustraction d'un seul ensemble A.
Les trois affirmations sont équivalentes :
- « B et C̄ incompatibles » : aucun étudiant n'est à la fois dans B et hors de C — c'est la définition de l'incompatibilité ;
- « B ∩ C̄ = ∅ » : la même chose, en symboles ;
- « B ⊂ C » : réussir l'UE2 place l'étudiant dans C — c'est exactement ce que dit B ∩ C̄ = ∅, mis en inclusion.
On coche donc les trois. La leçon : incompatibilité de B et C̄, intersection vide et inclusion sont trois écritures d'une seule idée — sachez passer de l'une à l'autre sans hésiter, le QCM adore.
La méthode réutilisable
Ce que ce sujet demande de savoir refaire, question par question — la checklist du jour J :
- « Combien de façons de… ? » — les deux questions de la Leçon 1 : l'ordre compte-t-il ? la remise est-elle possible ? La réponse désigne la case : nᵏ, A(n, k), C(n, k) ou C(n+k−1, k) (le formulaire les donne, c'est toi qui les choisis).
- « Exactement k… » — choisir la position des gagnants (C(n, k)), puis compter librement le reste (principe multiplicatif). Si les objets tirés arrivent dans un ordre, ne pas oublier l'arrangement.
- « Au moins k… » — additionner les cas favorables s'ils sont peu nombreux, sinon passer par le contraire : total − cas défavorables. Toujours finir par le contrôle de partition : la somme des cas redonne le total.
- Anagrammes — compter les lettres, repérer les groupes de doublons, diviser n! par la factorielle de chaque groupe.
- Probabilité en équiprobabilité — P = #(cas favorables)/#(cas possibles), les deux comptes venant du dénombrement.
- Loi non équiprobable (dé truqué…) — une seule inconnue p, traduire chaque phrase de l'énoncé en équation, puis somme des probas = 1.
- Arbre d'un jeu — les gains nets aux feuilles (ne jamais oublier la mise), puis les probabilités par comptage de chemins.
- Indépendance — se demande toujours « P(A∩B) = P(A) × P(B) ? » ; pour le montrer, calculer les deux côtés ; pour le prouver faux, une seule valeur numérique différente suffit.
- QCM d'événements — traduire le français en ∩, ∪ et barres, et connaître par cœur les deux formules de De Morgan et l'équivalence B ⊂ C ⇔ B ∩ C̄ = ∅.
Maximiser tes points le jour J
Cette annale a une excellente nouvelle pour qui se dit « nul en maths » : le sujet est mécanique. Presque chaque question est une procédure connue — le travail, c'est de reconnaître laquelle et de l'appliquer proprement. Voici comment transformer ça en points.
Où sont les points (et où sont les tiens)
Avec 20 points répartis en 6 exercices indépendants, la moyenne (10/20) ne demande pas de tout réussir :
- 9 points tombent sur du dénombrement pur (exercices 1, 2, 3), dont les premières questions sont quasi offertes : 3⁴ = 81, A(10, 4) = 5040, l'anagramme. Si tu maîtrises la grille « ordre ? remise ? » de la page Dénombrement, tu prends 5 à 7 points ici sans surprise.
- 3 points de QCM : c'est du vocabulaire (De Morgan, inclusion) — la partie la plus « rentable par heure de révision » du sujet.
- 3 points de dé truqué : une procédure unique (une inconnue, somme = 1) réutilisable telle quelle.
- 5 points de jeu à deux parties : la question 1 (l'arbre et ses gains) est de la lecture d'énoncé soigneuse — elle vaut à elle seule plus qu'une question de calcul.
- Le parcours « moyenne » : exercice 1 complet + question 1 de l'exercice 2 + anagrammes + arbre du jeu + dé truqué + QCM ≈ 11 à 13 points, avant même de toucher aux questions difficiles.
Le temps : 1 h 30, six exercices
- Budget indicatif : 4 minutes par point — 12 min pour l'exercice 1, 16 pour le 2, 8 pour le 3, 20 pour le 4, 12 pour le 5, 10 pour le QCM — et 10 minutes de relecture mises de côté dès le début.
- Les exercices sont indépendants : bloqué 5 minutes sur une question → on saute, on note « à revoir », on revient à la fin. Rester coincé sur l'anagramme pour rater le QCM est le seul vrai drame possible.
- Commence par l'exercice où tu es le plus à l'aise (souvent le dénombrement) pour démarrer avec des points et de la confiance.
La rédaction, cette amie
« La rédaction sera prise en compte bénéfiquement » : bien rédiger ne peut que t'aider, et une copie qui raisonne à voix haute récolte des points même quand le chiffre final rate. Trois habitudes :
- Nommer le modèle avant de calculer : « tirage successif sans remise, l'ordre compte → A(10, 4) ». Une ligne qui montre que tu sais choisir la formule vaut des points, même si le produit qui suit déraille.
- Poser la formule, puis les valeurs, puis le résultat encadré. Un correcteur suit la copie étape par étape — il note la démarche juste même quand une multiplication tombe faux.
- Nommer les événements (« soit B : bénéfice après la première partie ») avant de les manipuler : c'est écrit dans le corrigé, c'est attendu sur ta copie.
Les cinq vérifications qui sauvent des points
- Le contrôle de partition : quand une question découpe un ensemble en cas, la somme des cas doit redonner le total (24 + 8 + 1 = 33 ; 120 + 3600 + 1320 = 5040).
- Une probabilité est entre 0 et 1 — un résultat comme 33/9 doit faire tilt immédiatement.
- « Au moins un » → événement contraire : P(au moins un) = 1 − P(aucun).
- Sur un arbre, les branches partant d'un même nœud se complètent (1/3 + 1/3 + 1/3 = 1) — un dessin faux se voit en deux secondes.
- Une « chance sur 14 » : dans le dé truqué, la somme 14p = 1 est ta sécurité — si elle ne tombe pas juste, une relation de l'énoncé est mal traduite.
Le plan des 4 jours
- J − 4 — Dénombrement : relire la page Dénombrement (la grille des quatre modèles, les anagrammes), puis refaire sans regarder les solutions l'exercice 1 du TD (la grille) et les exercices 1 et 2 de cette annale.
- J − 3 — Probas simples : relire Probas simples (P(Ā) = 1 − P(A), formule d'union, équiprobabilité), refaire l'exercice 3 (anagrammes) et le 5 (dé truqué) de l'annale + l'exercice 3 du TD 2.
- J − 2 — Probas conditionnelles : relire Probas conditionnelles (arbre pondéré, totales, indépendance), refaire l'exercice 4 de l'annale et les exercices 5 à 7 du TD 3 (authentification, matrice de confusion, mot « gratuit ») — c'est le chapitre que le sujet 2025 n'a pas encore évalué.
- J − 1 — Simulation : ce sujet en 1 h 30 chrono, calculatrice, sans corrigé sous les yeux. Puis correction froide : note les 3 réflexes qui ont manqué, relis-les le soir. Ne découvre pas le format le jour J.
Le formulaire est ton allié
Il est distribué le jour J : ne perds pas une heure à apprendre les formules par cœur. Ce qu'il ne donne pas, en revanche, c'est lequel des quatre modèles utiliser — et ça, c'est exactement l'exercice 1 du TD 1 (la grille ordre/remise) et la question 1 de l'exercice 2 du DS. Entraîne-toi à choisir, pas à réciter.
Ce qui peut tomber le jour J
Le format est stable : des exercices courts et indépendants, un par « geste » du programme, avec des questions graduées du facile au technique. Le sujet 2025 couvrait le dénombrement (exercices 1 à 3), les probabilités simples équiprobables ou non (4 et 5) et le vocabulaire ensembliste (QCM) — aucune question de conditionnement (ni arbre pondéré, ni probabilités totales, ni « sachant que » à l'envers), alors que tout le TD 3 s'entraîne là-dessus. Si ton DS annonce les trois chapitres, c'est LE trou à combler.
Les incontournables — déjà tombés, ils retomberont
Le geste n°1 du sujet : traduire une situation en nᵏ, A(n, k), C(n, k) ou C(n+k−1, k). Les habillages changent (digicode, jetons, nœuds, billets, bugs) mais il n'y a que deux interrupteurs : l'ordre compte-t-il ? et peut-on retomber sur le même élément ? Ré-entraîne-toi sur la grille de l'exercice 1 du TD 1 : un code ou un mot → nᵏ ; des rôles ou des places à pourvoir → A ; un groupe, une main, une équipe → C ; des objets identiques à distribuer → C(n+k−1, k).
Le duo de l'exercice 2 : on compte les cas exacts (C puis arrangement), on additionne les cas favorables s'ils sont rares, on soustrait du total s'ils sont nombreux — et on vérifie que tout redonne le total. Variante presque certaine : cartes à la place des jetons (un jeu de 32 : 4 rois, 8 cœurs), mots de passe à la place du questionnaire.
La méthode en 3 lignes tombe presque à coup sûr : compter les lettres, lister les doublons, diviser n! par leurs factorielles. Le piège récurrent : un mot à ne pas lire trop vite (ENTENDUS a 8 lettres, pas 7) et les lettres accentuées (É et E sont deux lettres distinctes).
Une seule inconnue, traduire chaque relation, somme = 1. Le sujet 2025 a décalé les relations d'une face par rapport au TD — c'est exactement le niveau de variation attendu : la méthode ne bouge pas d'un centimètre, seul le système d'équations change. Puis une question « obtenir un pair » ou « obtenir au moins 3 » : additionner les cas disjoints, ou 1 − le contraire.
Le sujet 2025 la teste dans le jeu (« montrer que B et C ne sont pas indépendants ») ; le TD 1 la teste par le calcul des défauts. La démonstration attendue tient en trois lignes : calculer P(A∩B), calculer P(A) × P(B), comparer. Et se souvenir du piège du cours : disjoints ≠ indépendants — deux événements disjoints (A∩B = ∅) ne sont jamais indépendants s'ils ont une probabilité non nulle.
Les grands absents du sujet 2025 — les variantes à travailler
Trois pans du programme entraînés en TD mais jamais évalués dans les annales disponibles : le conditionnement complet (arbre pondéré, probabilités totales, question « à l'envers »), l'indépendance calculatoire sur des effectifs, et l'analyse d'un filtre (matrice de confusion, faux positifs). Si ton DS couvre les trois chapitres, ce sont les candidats les plus sérieux — voici deux variantes corrigées pour prendre la température.
Variante 1 — Le pare-feu (arbre pondéré, totales et question à l'envers)
Un pare-feu analyse le trafic d'un serveur. 2 % du trafic est malveillant (M). Il détecte un paquet malveillant dans 98 % des cas, mais déclenche aussi une fausse alerte sur 4 % du trafic sain. 1. Calculer P(A), la probabilité qu'une alerte se déclenche. 2. Sachant qu'une alerte s'est déclenchée, quelle est la probabilité que le trafic soit réellement malveillant ? 3. Interpréter.
Données : P(M) = 0,02, P_M(A) = 0,98, P_M̄(A) = 0,04.
1. L'alerte arrive par deux chemins — probabilités totales :
P(A) = P(M) × P_M(A) + P(M̄) × P_M̄(A)
= 0,02 × 0,98 + 0,98 × 0,04 = 0,0196 + 0,0392 = 0,05882. La question « sachant une alerte » — conditionnelle à l'envers, par la définition :
P(M | A) = P(M∩A) / P(A) = 0,0196 / 0,0588 = 1/3 ≈ 0,333. Un tiers seulement des alertes visent du vrai trafic malveillant : la population saine est si grande (98 % du trafic) que ses 4 % de fausses alertes (0,0392) pèsent deux fois plus que les vraies (0,0196). C'est l'effet de prévalence — le même verdict que le test de dépistage (exercice 10 du TD 3) et que la matrice de confusion (exercice 6) : un filtre très bon sur un événement rare reste majoritairement faux sur ses alertes. La rédaction attendue : l'arbre des deux chemins, la formule des totales, puis la définition de la conditionnelle — trois outils, dans cet ordre, à chaque fois.
Variante 2 — L'amphi (indépendance à vérifier, façon chaussures)
Dans un amphi de 200 étudiants, 120 ont un ordinateur portable (L), 50 prennent leurs notes à la main (N), et 30 font les deux. 1. L et N sont-ils indépendants ? 2. Combien d'étudiants « portable + notes à la main » faudrait-il pour que L et N le deviennent ?
1. Avec les effectifs : P(L) = 120/200 = 0,6, P(N) = 50/200 = 0,25, P(L∩N) = 30/200 = 0,15. Et le produit :
P(L) × P(N) = 0,6 × 0,25 = 0,15 = P(L∩N)Les deux valeurs coïncident : L et N sont indépendants — avoir un portable ne dit rien sur la façon de prendre des notes.
2. Il n'y a rien à changer… c'est le piège miroir de l'exercice 2 du TD 3 (les chaussures), où il fallait ajouter des paires pour créer l'indépendance. Ici l'équation d'indépendance avec x étudiants dans l'intersection : (120+x)(50+x) = (200+x)(30+x) se simplifie en 6000 + 170x + x² = 6000 + 230x + x², donc x = 0 — la situation de départ est déjà la solution. Moralité : l'indépendance se vérifie par le calcul, jamais à l'œil ; et l'équation peut confirmer que rien n'est à faire comme elle peut exiger 3 paires bleues ou n'admettre aucune solution entière (y = 2,7 dans le TD).
Ce que les annales disponibles ne couvrent pas encore
Variables aléatoires discrètes, lois usuelles (binomiale, Poisson, géométrique), lois continues et loi normale : rien de tout cela n'est tombé au DS n°1 des annales disponibles — normal, le DS n°1 porte sur les trois premières leçons. Ce sont les chapitres du DS suivant : les fiches 4 à 8 du fascicule attendent leur tour.
ds-2025-sujet.pdf
R3.08 · DS n°1 — sujet (1 h 30, calculatrice autorisée, formulaire fourni)
Chargement du document…
ds-2025-corriges.pdf
R3.08 · DS n°1 — corrigé du professeur
Chargement du document…
Dernière mise à jour le
Probas conditionnelles
Probabilité conditionnelle et arbre pondéré, indépendance de deux événements, formule des probabilités totales — puis la fiche de TD n°3 corrigée, du stock de chaussures au test de dépistage et au Jackpot.
Révision DS — viser la moyenne
Tout ce qu'il faut savoir pour décrocher 10/20 au DS de R3.08 en deux jours de révision : où sont les points, la grille des quatre modèles de dénombrement, les formules de probas, l'arbre pondéré, le vocabulaire du QCM — et le plan des deux jours.